MY ALL ~colour burst ver.~

"Si je pouvais utiliser tout un tas de couleurs
Et dessiner mes sentiments avec
Je saisirais tout de suite un pinceau
Et je réaliserais un tableau.
"

Une pluie de couleurs pour ce que je ressens. Du jaune pour l'éclat de ces journées. L'expression de ce que tu vaux. De combien tu comptes pour moi. Du bleu pour la profondeur de ce ciel. Tout serait incroyablement clair, clair et coloré. Du vert pour ces heures trop courtes, allongés dans l'herbe. Tu comprendrais enfin tout ce que j'ai sur le c½ur. Tu entendrais ce que j'ai à te dire.
Je te protègerai pour toujours, Je penserai à toi. Même si le temps peut tout changer, Je penserai à toi.
Du rouge pour l'amour.

Et surtout, tu pourrais me peindre tes envies. Tu pourrais me dessiner ce que tu veux, et j'en ferais mon bonheur. Peu importe comment serait ton tableau, il me remplirait de joie. Je me fiche bien des couleurs, je me fiche bien des formes, tant que je sais que je compte même un peu à tes yeux. Je l'accrocherais dans mon c½ur pour le regarder à longueur de journées. Et peu importe que tu sois triste ou pas, que ton dessin soit noir ou blanc, ça ne fait aucune différence. Tant que tu restes là.

"En fin de compte, je t'aime quel que tu sois."
MY ALL ~colour burst ver.~

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 10:34

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 12:10

NOSTALGIE

A force de rêver, on croit à des chimères. On croit à des chimères, on croit que tout est possible. On croit que l'amour est possible. On croit que les bateaux volent. On veut que les bateaux volent.
J'aurais voulu te montrer ce rêve. J'aurais voulu pouvoir le visiter. Mais mon bateau est parti, il s'est envolé.
Je ne sais pas où je vais, mais je ne peux pas ralentir. Il faut le rattraper. Il disparait derrière la pleine lune, il s'enfonce dans les nuages. Et tout ce qui reste, c'est l'image resplendissante d'un monde qui n'existe pas. C'est mon bateau qui est parti.
A force de rêver, on croit que c'est facile d'être heureux. On s'imagine qu'on peut être heureux du bonheur des autres. On s'imagine qu'il y a, ailleurs, un autre bateau, et que celui-là n'est pas encore parti. On s'imagine qu'on va pouvoir toucher les nuages. On veut un bonheur à deux.
Je voulais notre bonheur. Je me contente du tien. J'aimerais m'en contenter. Je ne m'en contente pas. Et je ne m'en contenterai jamais.

"Adieu, tu ne t'effaceras jamais totalement de ma mémoire.
Je ne t'ai même pas clairement fait mes aux revoir.
C'est terminé.
"
C'est enfin terminé. Qui sait, peut-être qu'un jour, en scrutant le ciel rempli de souvenirs, je pourrai apercevoir un bateau. Le reste d'un rêve, toujours aussi majestueux. Et alors je pleurerai, et je rirai. Des larmes de joie, un sourire de nostalgie, l'euphorie de t'avoir retrouvé, et la peine de ne pas t'avoir atteint.
A force de rêver, on croit qu'on pourra rattraper le retard. On pense qu'il peut rester un espoir. On pense que les erreurs peuvent être pardonnées. On veut pardonner les erreurs. On ne veut pas être seul face au jugement. On veut être pardonné.

Il est trop tard maintenant. Il sera toujours trop tard.
NOSTALGIE

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 10:29

Voyage

« Tu sais, dit-elle, je commence à être fatiguée... »
Il ne répondit rien, comme à chaque fois. Mais Il avait toujours cet air confiant qui la rassurait. Et puis, le jeu en valait la chandelle. Depuis le temps qu'elle voulait voir les étoiles, elle n'allait pas renoncer maintenant. Il avait été si gentil de l'emmener, elle qui ne rêvait que de ça. Elle Lui sourit et se remit en route, les yeux pleins d'une candeur optimiste.

Le Soleil était haut dans le ciel. Il inondait la plage et la faisait frémir de joie. Ses rayons rieurs éclairaient le visage de la petite fille, et réchauffaient son c½ur. Quant à Lui, Il souriait inlassablement. Ici les gens avaient l'air heureux. Elle scruta le ciel d'un bleu profond. « Où sont les étoiles ? », demanda-t-elle. Tout le monde s'arrêta. On la regarda un peu bizarrement. « Il n'y a pas d'étoile ici, lui répondit-on enfin, la lumière de l'amitié brille trop fort. »
Elle grimaça.
« -Mais... Nous voulons trouver les étoiles !
-Si tu veux les voir, il va falloir partir loin d'ici. Mais c'est peine perdue, personne ici n'en a jamais vu de vraies !
-Et nous ne savons même pas si elles existent ! »
La petite fille tourna les talons. Ils ne pouvaient pas comprendre. Ils ne voyaient pas Ce sourire comme elle Le voyait. Ils continuèrent leur chemin, s'éloignant de plus en plus des éclats de rire.

Ses jambes étaient déjà fatiguées lorsqu'ils entendirent un torrent gémir au loin. A mesure que la rumeur grandissait, elle ressemblait à un cri. Arrivée au bord de l'eau, son c½ur frissonna. Le ciel était couvert ici et là de nuages. « Il faut qu'on s'arrête, je n'en peut plus ». Ces mots résonnèrent dans le vide, et un sentiment étrange s'empara d'elle. Mais il lui suffit de regarder Ce sourire pour se sentir mieux. Elle s'allongea et s'endormit avec Lui, et des rêves d'avenir plein la tête.
Elle se réveilla avec un étrange sentiment de froid. Mais en ouvrant les yeux, elle pouvait encore voir la lumière dorée qui perçait les nuages. Elle tourna la tête, et fut surprise de voir une imposante statue postée devant un pont. Elle se demandait comment elle avait pu ne pas la remarquer lorsque celle-ci se mit à lui parler.
« -Que fais-tu ici petite fille ?
-Nous sommes sur la route pour trouver les étoiles ! »
Le gardien parut surpris.
« -Sais-tu ce que cela implique ? Si tu veux les chercher, tes rêves doivent être sincères.
-Ils le sont.
-Tes convictions doivent être solides. »
Elle regarda Son visage. Il était radieux.
« -Elles le sont.
-Soit, puissent-ils te protéger. »
Il s'écarta et la fillette put s'engager sur le pont. Elle n'hésita pas malgré le hurlement des vagues, qui semblaient l'avertir. Il lui sembla entendre, en s'éloignant, que la statue soupirait.

« Tu sais, dit-elle, les étoiles brillent toujours, et d'une lumière des plus belles. Si nous les trouvons, nous serons heureux pour toute la vie. » Elle se tût, et sourit. Il savait déjà tout ça. Il se réjouissait de son effervescence. Il avait cet air un peu absent.
La brume était tombée. Le soleil avait changé. Il semblait gelé. Une ombre passa tout près, une ombre à forme humaine. On n'entendait qu'un sifflement rauque, provoqué par la créature. Quelque chose frôla la petite fille, et elle sentit la morsure glacée du vent. Il y en avait d'autres. Les brumes regorgeaient de ces créatures.
« -Qui sont ces gens ?
-Ces gens ? Ils ne sont pas humains, tu sais. »
Elle s'arrêta. Qui avait parlé ? Elle retint un cri en voyant un énorme serpent ramper doucement vers elle. Ses yeux brillaient de malice, et de sa gueule immobile sortaient les funestes paroles.
« -Ils ne sont plus humains depuis longtemps. Depuis qu'ils sont ici. C'était le risque, ils le connaissaient.
-Qu'est-ce qu'ils font ? Pourquoi sont-ils venus en sachant qu'ils deviendraient ainsi ? »
Le serpent eut un rire grinçant.
« Et toi, lui demanda-t-il, pourquoi es-tu venue ? »
Elle frissonna. L'animal reprit, en s'éloignant :
« Tu es venue parce que tu cherches. Tu cherches alors tu es venue. Et n'essaye pas de te persuader que tu ne connaissais pas les risques. »
Elle avait réellement peur maintenant. Elle pleurait presque. Il faisait si froid. Il essaya de la rassurer, mais ça ne marchait plus. Elle regarda le ciel. La brume était tombée. Le soleil avait changé. Le soleil était mort.

Elle se mit à courir. Lui, la suivait. Leur course les mena au pied d'un arbre immense, tellement immense que sa cime disparaissait dans la brume. Il était si beau. Ils le contemplèrent plusieurs minutes, jusqu'à ce qu'une branche descendent jusqu'à eux. D'abord étonnée, la petite fille prit finalement l'initiative d'y grimper. Au bout de la branche, lorsqu'elle put toucher le bois du tronc, elle s'aperçut que d'autres branches formaient un escalier. Elle commença donc à les escalader, et Il la suivait. L'ascension fut difficile, mais ils parvinrent finalement en haut. De là, ils dominaient toute l'étendue brumeuse. Ils voyaient encore la rivière qu'ils avaient dû traverser, et qui paraissait si douce vue d'ici. Encore plus loin, on apercevait même la plage. Elle semblait si loin qu'il était impossible d'envisager y retourner un jour. Le tableau ainsi offert aux yeux de la petite fille la stupéfiait. Au-dessus d'elle, sereine, et souriante, la Lune. La petite fille lui demanda :
« -Bonjour ! Où sommes-nous ?
-Ici, lui répondit la Lune, c'est la nuit. »
La nuit. Elle était tant subjuguée par le paysage qu'elle en avait oublié les étoiles ! Enchantée, elle leva les yeux au ciel, et son expression changea du tout au tout. On pouvait maintenant lire sur son visage un mélange de tristesse et de déception.
« Mais,... »
On l'avait prévenue, pourtant. C'était tellement évident.
« Il n'y a pas d'étoiles ici.... »
Elle regarda Ce visage qui souriait toujours.
« Menteur... »
Et alors qu'elle se rendait compte qu'elle avait toujours été seule, elle froissa la Photo et la remit dans sa poche.
Les rêves sont menteurs, et l'Amour n'existe plus.
Voyage

# Posté le mercredi 30 septembre 2009 17:02

Wait for the beep

"(AH- AH-)
Je vais t'emmener maintenant.
(AH- AH-)
Je peux pleurer avec toi.
(AH- AH-)
Ou rire avec toi.
(AH- AH-)
Peu importe, je serai avec toi jusqu'au bout.
"

Un coup de fil. Tôt ce matin. Un coup de fil, dont on attendait rien.
Un mal de tête. Ce qui reste d'une fête. Un appel comme une prière.

C'est confus, toutes les conneries d'hier. Je t'aimais, tu m'aimais, toutes ces conneries là.
A vrai dire, je ne m'en souviens pas bien. Ca sonne toujours. Dala, dala, dala, tu m'aimais n'est-ce pas ?
Le téléphone sonne encore. Je ne me souviens de rien.
Ah si, ce refrain qui revient.

So, don't try to run – honey, love can be fun
There's no need to be alone – when you find that someone


Dala, dala, dala, le bonheur est là tu vois ? Dans l'excès, la nuit et un fond de vodka.
Je trouve enfin le téléphone. C'est l'amour qui m'appelle. C'est un coup de fil qui rend la vie belle.

Le sol vibre. Le son est au plus haut. L'alcool coule à flot.
Un coup de fil, tard dans la nuit. Quelqu'un qui sourit.

"Elle a juste commencé, notre Ladies Night.
Même après l'aube, notre Ladies Night.
"

Un coup de fil. Le plus beau.
Mais c'était un faux numéro.
Leave your message at the tone
Wait for the beep

# Posté le vendredi 04 septembre 2009 13:40

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 10:07

Scar

"Parce que tu étais là, je riais tout le temps.
Parce que tu étais là, je riais tout le temps. Je pleurais. Je vivais.
Si tu n'es pas là, il n'y a rien.
"

C'est ce qu'on se dit. On se demande ce qu'il reste. Que la vie est terne sans les couleurs que tu lui donnais. Que mon coeur est froid maintenant que ta chaleur l'a quitté. Pourtant, nous le savons tous les deux, que la vie continue. Après tout, partout où l'on parle de lui l'Amour est grandi. Il semble si important. Comment fonder des espoirs sur un état aussi instable ? Comment y croire lorsqu'il ne fait que détruire des vies ? Plus je pense aux larmes que j'ai recueillies, et plus je m'assure qu'il ne peut faire que du mal.

"Epuisé d'avoir tant sangloté, prêt à t'endormir
Tu t'es tourné vers moi et dans un souffle, tu m'as dit
"Je suis désolé", en esquissant un sourire.

Voilà comment tu étais.
"

Voilà comment tu étais... Voilà comment nous étions. Voilà comment nous nous aimions. Voilà comment je pardonnais. Voilà comment nous repartions de plus belle.
Voilà pourquoi ces mots sont durs à écrire. Voilà pourquoi je n'ai pas voulu y croire. Voilà pourquoi je ne voulais pas te faire mes adieux.

"La raison pour laquelle je ne pouvais même pas dire "au revoir" correctement
C'était que j'avais le sentiment que je te reverrai. Ou ...
"

Ou alors, c'était l'envie de voir mes idéaux être plus forts que le reste. Ce goût ridicule qui nous pousse à toujours voir l'Amour comme un état de bonheur. A croire qu'il compte plus que tout. A aller jusqu'à penser que si rien ne marche comme prévu, c'est de notre faute. Sommes-nous à ce point aveugles ? Ou est-ce simplement le besoin de sentir que quelque chose en ce monde vaut le coup d'y croire qui nous fait agir ainsi ? Pour moi, la seule chose qui comptait, c'était de ne pas admettre qu'il avait définitivement perdu.

"Et j'ai retenu mes larmes alors que je savais
que plus rien ne serait jamais comme avant.
Je me suis éloigné de toi et d'un revers de la main
j'ai prononcé les mots: "à la prochaine".
Je me suis séparé de toi.
"

Tu as toujours eu l'air de penser que ça m'arrangeait. Je n'ai ni l'envie ni le courage d'en reparler. J'espère juste qu'en lisant ces lignes, tu comprendras que j'ai mal moi aussi.Tu comprendras peut-être ce que j'attends de l'avenir. Et ce dont j'ai peur.

"Ils se rencontrent encore quelque part aujourd'hui
Ces deux personnes qui se comprennent si bien.
La fable d'un amour perdu
Se répète encore.
"

Je ne peux pas croire que tout s'arrête. Je ne veux pas imaginer que tout reprenne. Je n'arrive même pas à savoir ce que je ressens. Quoi que je fasse, je sens que je vais le regretter. Quoi que je dise, mes discours ne collent pas avec mes sentiments. Peu importe où je vais, je sais que c'est la mauvaise direction. Alors je me raccroche à ce qui est sûr...

"Les choses qui débutent ont toujours une fin.
Si tu peux continuer à vivre avec ça, penses-y.
"

Tu peux le concevoir ? C'est probablement le plus grand malheur de la vie.
Et pourtant, c'est sous cet angle que tu dois voir les choses. Il n'y a rien de plus vrai.
Et la seule chose qui reste, ce sont les souvenirs.

Let the Love die,
Let the Memories live forever.
Scar

# Posté le vendredi 28 août 2009 19:22